Jambes lourdes au réveil

  • Samedi 15 août 1998, Amorgos
Amorgos : un âne veille sur la baie d'Aigiali

Amorgos : un âne veille sur la baie d’Aigiali

7h45 : Le réveil sonne… Finalement, pas de grasse mat’ pour moi ce matin, le footing m’attend. Je mesure le poids de la balade de la veille. La première côte, dès le départ est un calvaire mais je pousse l’effort jusqu’à l’îlot Ni Kouria. Je suis parti depuis 25 minutes, et chaque jambe pèse une tonne. Jugeant ce décrassage suffisant, je rentre à pied par la même route, sans même avoir la force de faire du stop…

De retour à Aigiali, mes compagnons de room me maudissent d’avoir fait sonner le réveil ! Nous petit déjeunons dans l’appart’, dont nous profitons jusqu’au bout de notre court bail. Nous le rendons en début d’après-midi, mais notre propriétaire grec accepte de garder nos sacs à dos, que nous pourrons récupérer à tout moment (« six, seven, eight… »). Nous gagnons une plage retirée (privée ?) d’ Aigiali, histoire de se faire dorer la pilule de temps en temps et de ne pas rentrer tout blanc comme des cachets d’aspirine.

Amorgos : la baie d'Aigiali

Amorgos : la baie d’Aigiali

« Le Grand bleu » en anglais… sous-titré en norvégien !

Amorgos : Katapola

Amorgos : Katapola

En fin d’après-midi, nous quittons Aigiali pour Katapola, à l’autre bout de l’île. Nous retrouvons JM et Lucie dans le bus, qui font le trajet avec le même objectif que nous : assister à la projection du film culte de Luc Besson,  » Le Grand Bleu « , dans le pub du même nom sur le port de Katapola . Nous battons le record du monde de vitesse du plantage de tente pour ne pas rater le début du film.

Aux abords du camping, un « playground » d’enfer se déroule… Le « gyros pita » est avalé en douze secondes trois dixièmes et ne remplit vraiment pas l’estomac. Du coup, avant de rejoindre le pub, David et Alex vont acheter biscottes et feta, ce qui ne ravit pas le proprio du « Grand Bleu », fort peu agréable d’ailleurs. JM et Lucie nous quittent juste avant le début du film, le dernier bus qui doit les ramener à Aigiali va partir. Le film est diffusé sur un écran de télé, en anglais, sous-titré en … norvégien ! Mais peu importe, je l’ai déjà vu tant de fois que je parviens à anticiper les dialogues. « Voir le Grand Bleu en anglais sous-titré en norvégien à Amorgos, c’est parfait » opinionne David. C’est une version écourtée mais après la randonnée d’hier, nous la regardons complètement différemment, plus attentifs à chaque plan, chaque paysage… Le monastère ne passe pas inaperçu ! Quant à Alex, elle cherche à me démontrer que Jacques meurt à la fin du film, alors que je penche pour une fin beaucoup plus philosophique.
Ce n’est quand même pas une gamine de 21 ans qui va m’apprendre la vie !

Pour finir la soirée, nous déambulons aux alentours du petit port de Katapola. Le ciel étoilé, le bruit des vagues, une petite musique grecque s’échappe d’une taverne, l’ambiance est romantique…

« « Rain ? Oh no !… Oh ! Oh ! Oh !… »

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