Épilogue à Calvi

Du 16 au 23 juillet 2000 : Calvi, l’Île Rousse, Scandola…

Le retour à la vie simple et tranquille de vulgaire vacancier estival est difficile. D’un seul coup, plus d’objectif à rallier, plus d’étape à parcourir, plus de compagnons de randonnée : on se sentirait presque seuls tous les six, avec cette sensation angoissante de l’absence d’aventure à venir au cours de cette semaine… A n’en pas douter, le moment fort de notre périple corse se trouve derrière nous ! Pour ma part, cette inactivité soudaine a pour conséquence de réveiller mes états d’âme : je me sens « bluesy », un brin nostalgique et mélancolique, en situation de manque… Et du coup, un peu en retrait, souvent ailleurs, et pas toujours en phase avec mes acolytes.

La citadelle de Calvi

La citadelle de Calvi

La semaine passe malgré tout très vite, dans une ambiance qui est loin d’être triste ! Pour échapper aux fantômes du GR, nous ne tardons pas à repartir en simples touristes à la découverte des environs de Calvi : visite de la citadelle (qui s’embrasera le dernier soir au cours d’un son et lumière très réussi) et la maison supposée natale de Christophe Colomb, la plage de la Restitude, l’Île Rousse par les légendaires tramways de la Balagne, la réserve naturelle de Scandola et le golfe de Girolata en bateau…

Chaque soir après le repas, le rendez-vous place de la porteuse d’eau devient très vite incontournable : un peu en retrait du centre animé de Calvi, une charmante jeune fille y prépare des glaces faites maison, véritablement exquises (tout particulièrement le parfum « yaourt fruit des bois »).

Un château sur la plage

Un château sur la plage

Et puis chacun trouve un temps pour satisfaire des envies plus personnelles : Gérald pique sieste sur sieste sur la plage, Alex et Stéphanie peaufinent leur bronzage, Stéphane s’offre une plongée dans les criques alentour, Juju ne lâche plus le ballon qu’il vient d’acheter (avec lequel nous inventons un nouveau sport olympique de plage, le « waterdrop ») et nous fait un caprice pour construire un énorme château de sable sur la plage le dernier jour, quant à moi je ne « résiste » pas à l’appel nocturne du Karaoké… « Rockollection », encore !

A l’heure du retour, nos deux semaines corses auront été pour le moins contrastées : montagne, effort et temps plus que maussade la première semaine ; mer, glande totale et plein de soleil lors de la seconde. J’ai l’impression d’avoir fait tant de choses en quinze jours ici, et pourtant d’en avoir vu si peu ! Je suis sous le charme de l’île de beauté, et il me reste tant de trésors et de merveilles à découvrir dans ce paradis terrestre que je ne peux pas croire que je n’y reviendrai pas très vite…

Quant au GR 20, je ne sais pas encore si je me donnerai une nouvelle chance d’affronter ses sentiers et ses montagnes. Comme diraient Chevallier et Laspalès, qui ont un peu accompagné notre aventure insulaire :

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Y’en a qui ont essayé. Ils ont eu des problèmes…
Cela dit, il est très rapide. C’est vous qui voyez !

Cyril, été 2000

Le mot de la fin ?
Un petit souvenir que je dédie à mes compagnons d’aventure…
pour toutes les conneries débitées tout au long du GR !

« Est-ce la fin du début, ou le début de la fin … ?

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