Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Dimanche 9 juillet 2000, vol Lyon – Calvi puis liaison vers Calenzana

Vingt-quatre heures

Calenzana : bienvenue en Corse

Calenzana : bienvenue en Corse

Décollage à 11h25 de l’aéroport Lyon ‘St Exupéry’ par le vol Air Littoral à destination de Calvi via Nice. Arrivée à l’aéroport Ste Catherine de Calvi à 14h45. Accueil par Franck et Cécile, des connaissances de Stéphane qui nous permettent de rejoindre Calenzana (ville de départ du GR) après un petit tour dans Calvi (place de la porteuse d’eau).
Installation au gîte camping de Calenzana et derniers préparatifs du sac à dos pour la rando. Resto « A stazzona » en soirée dans Calenzana avec Frank et Cécile… dernier repas digne de ce nom avant bien longtemps !

Météo
Temps chaud et ensoleillé à notre arrivée, avec beaucoup de vent. Rafraîchissement important en soirée, et toujours du vent… toute la nuit aussi d’ailleurs !

Le fait du jour
Émotions à l’atterrissage – Pas d’attente interminable dans l’aéroport et aucun retard au départ, cela me semblait bien suspect. Aucune péripétie jusqu’à l’arrivée en vue des côtes corses, ça ne pouvait pas durer, cela cachait quelque chose… Alors que nous avons amorcé la descente sur Calvi, des perturbations se font ressentir. L’appareil tangue sous les rafales de vent et alors que le pilote s’est aligné face à la piste, il annonce calmement : « le vent vient de tourner, nous allons changer de piste. »… Mais l’avion poursuit sa descente, et à peine a-t-il touché le sol qu’il remet les gaz pour nous faire aussitôt redécoller ! Des sensations dignes d’un manège d’Eurodisney, auxquelles ni le voisin de devant d’Alex, ni le chien de sa voisine – prisonnier d’un carton de voyage – ne résisteront. Nous nous posons finalement à l’opposé de la piste. A la descente de l’appareil, Alex et Stéphanie ont perdu des couleurs et moi-même je ne suis pas au top. Soucieuse de nous rassurer, l’hôtesse nous informe que Calvi est l’aéroport le plus venté de France – les pilotes viennent en profiter pour s’exercer. Sous le charme de son sourire, Stéphane, imperturbable, ne perd pas le nord et se fait remettre les derniers petits sandwichs qui restent de la maigre collation servie au cours du vol !

L’étape

La Corse vue d'avion

La Corse vue d’avion

Plein les yeux, déjà ! – Avant même de poser un pied sur l’île de beauté, les décors qui s’offrent à nous par les hublots de l’avion nous laissent pantois. Il faut dire que notre vol se déroule dans des conditions climatiques idéales (pas un nuage), avec un panorama d’exception : nous survolons très vite les Alpes, et Juju et Stéphane en profitent pour étaler leur impressionnante connaissance des massifs montagneux (pour moi qui n’y connais rien, tout se ressemble vu d’en haut !). Puis les gorges du Verdon où le lac de Sainte Croix nous apparaît dans toute sa splendeur… l’appareil photo de Stéphane est déjà en action. Plus loin, la mer et la côte d’Azur, Cannes, Antibes, Nice, et après notre escale, bientôt le cap Corse et la baie de Calvi. Images magiques…

Humeur…
Impatience, quand tu nous tiens… – Mes vacances commencent là, enfin. J’ai dit adieu avec émotion à mes inoubliables gamins de CP quarante-huit heures plus tôt (ma première classe à moi !), et après voir quitté Lyon et le continent, la Corse m’accueille. Pourtant, étrangement, même après quelque heures sur la terre de Napoléon, je ne suis toujours pas dans l’ambiance de voyage… Nous ne sommes encore installés nulle part, les sacs sont en transit dans la voiture, nous ne faisons que passer dans Calvi pour y faire quelques courses et je ne réalise pas encore la beauté de tout ce qui m’entoure. Je crois que je n’attends qu’une seule chose : le vrai départ, celui de notre randonnée, prévu très tôt le lendemain matin…

Brèves rencontres

La « pinsoute » de Calenzana – Nous sommes accueillis à l’aéroport de Calvi par Franck et Cécile (et leur chien fou Django), des connaissances de Stéphane. Ils nous permettent de rejoindre Calenzana (13 km de Calvi) sans galérer avec nos bagages et nous font même profiter d’un rangement pour stocker les affaires superflues sur le GR. Elle, c’est une « pinsoute », une continentale qui s’est installée dans l’île. « Et aux yeux des corses, je serai toujours une pinsoute… » Randonneuse acharnée, elle connaît le GR20 comme sa poche et nous donne quelques conseils pour profiter au mieux de notre expédition et pour survivre à l’enfer, aussi…

EPO made in Juju

EPO made in Juju

En vrac
« On m’aurait menti ? » – Nous sommes encore à l’aéroport de Lyon et Julien distribue les rations d’alimentation que chacun devra porter. Un gros sachet de poudre blanche attire mon attention.
— C’est quoi ça, Ju ?
— De l’EPO, regarde, c’est marqué dessus… (véridique !)
Je regarde les autres sachets : PFC, cocaïne, héroïne…
— C’est le produit énergétique pour mettre dans les poches à eau, reprend-il. J’ai mis ça pour déconner, c’est énorme non ? On pourrait rigoler un moment si on se faisait coincer à la douane !

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Fièvre niçoise – C’est l’été dans l’aéroport de Nice : les filles sont belles, les jupes courtes, les décolletés troublants, aïe aïe aïe ! De quoi réveiller les hormones mâles les plus insensibles. Stéphane et Gérald, « affamés comme s’ils sortaient de prison » (dixit Juju), ne savent plus où donner de la tête. Quant à Alex, elle méprise nos attitudes bassement masculines en traitant toute jeune fille charmante attirant notre regard de pute ! Exemple : « Elle est où ta pute ? »

Du sanglier au menu

Du sanglier au menu

Banquet gaulois – Pour ce dernier soir avant le grand départ, nous nous offrons le plaisir d’un petit resto conseillé par Cécile, « A stazzona » dans Calenzana. Au menu, du sanglier, comme dans Astérix ! En fait, un vulgaire cochon sauvage (singularis porcus) comme on en rencontre tant en Corse.

Mais ça, mieux vaut le taire, il ne faudrait pas briser le rêve d’Obélix…

Obélix et les cochons corses

Obélix et les cochons corses

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