Cap au sud, via le Moyen Atlas

  • La journée : dimanche 8 août 1999, Fès – Erfoud
Les contreforts du Moyen-Atlas

Les contreforts du Moyen-Atlas

Après le nord et les quatre villes impériales (Marrakech, Rabat, Meknès, Fès), nous mettons le cap au sud en direction d’Erfoud à travers le massif du Moyen Atlas. Itinéraire et lieux des arrêts techniques ou photographiques : départ de Meknès à 8 h 30, contreforts du Moyen Atlas, Dayet Aoua (plaine des neuf lacs), Ifrane, plateaux du Moyen Atlas (forêts de cèdres et nomades installés sous les kheima, les fameuses tentes berbères) ; pique-nique puis passage au col du Zad (2178 mètres), Midelt, gorges du Ziz (oued Ziz), tunnel du légionnaire, Errachidia. Arrivée à Erfoud à 19 h 30 après un trajet de 500 kilomètres environ. Installation et nuit à l’hôtel Tafilalet d’Erfoud.

  • Le truc à voir

Les paysages du Moyen Atlas, successions de cartes postales grandeur nature. Grands espaces, immensités arides semi-désertiques, sommets rocheux et plateaux caillouteux… Chaque virage est l’occasion d’un nouveau tableau surprenant, nous montrant une nature inhospitalière mais d’une beauté folle et sauvage. Avec un tel décor en toile de fond à travers les grandes vitres du car, on accepte beaucoup plus facilement de passer la journée coincé entre deux rangées de fauteuils pour un trajet de plus de 500 kilomètres !

A travers le Moyen-Atlas

A travers le Moyen-Atlas

  • Le coup de cœur…

…pour les gorges du Ziz. Une vision fabuleuse de la vie qui reprend ses droits au contact de l’eau. Végétation verdoyante et luxuriante, palmiers et habitations constituent un paysage d’oasis au milieu des hauteurs de l’Atlas. Les gorges de l’oued Ziz ont la couleur du paradis…

  • Le coup de gueule…

…contre l’air chaud qui nous saute à la figure à chaque descente du car, une fois parvenus de l’autre côté du Moyen Atlas, dans la fournaise du sud marocain. Pour la dernière fois, débranchez-moi ce sèche-cheveux !

  • Portraits d’autochtones

Les petits marchands des bords de route…
On les rencontre parfois au milieu de nulle part. Fruits et légumes, miel, bijoux ou objets artisanaux, ils posent leur modeste étalage à quelques centimètres du bitume et se couchent à l’ombre d’un arbre en attendant d’improbables clients. On peut ainsi rencontrer une dizaine de marchands de pastèques répartis sur 150 mètres !

…et les vendeurs ambulants.
Installés près des sites touristiques et autres vues panoramiques, ils surgissent d’on ne sait où avec leur camelote et prennent d’assaut notre car de touristes pour en tirer quelques dirhams ou quelques francs français.
Et ça marche, il y a toujours un pigeon ou deux dans le groupe pour se laisser tenter !…

  • Le régal du jour

La traditionnelle soupe marocaine, appelée Harrira ou soupe du ramadan. Servie en entrée, à base de tomates, de courgettes, de carottes, de pois chiches… Voilà de quoi commencer un bon repas, j’en ai repris trois fois ce soir !

  • L’anecdote

La scène se passe au cours du pique-nique de midi, sur un espace vert en bord de route. A mi-chemin d’un trajet occasionnant de nombreux arrêts, un pari s’engagea sur l’heure d’arrivée le soir à l’hôtel, à près de 300km du but. Pari engageant Caro et moi, ainsi que les 4 jeunes de Lentilly (Gaëlle, Christophe, Florence et Laurent) devenus nos compagnons de route et de voyage attitrés. Caro lance les paris et situe notre arrivée pour l’heure du repas (19h30… c’est l’estomac qui parle !) tandis que Laurent se montre beaucoup pessimiste (22h30 !). A la faveur d’un itinéraire très roulant, le car parvient à l’hôtel d’Erfoud à 19h30 pétantes. Je vous laisse imaginer qui a fait la belle et nous a rabattu les oreilles parce qu’elle avait gagné son pari…

  • Voyage et gens du voyage

Vivent les soirées libres ! Après les longues journées passées entre trajets, excursions et visites, c’est un luxe que de disposer librement de ses soirées pour mieux n’en rien faire : discuter près de la piscine, faire un petit tour dans les rues ou se poser à la terrasse d’un bar pour manger une glace et boire un thé ou un jus d’orange (plus improbablement une bière)… Voilà exactement ce dont on a besoin pour être d’attaque le lendemain. Dans tous les cas, c’est coucher au pire à 23h et lever entre 6 et 7 !

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