« Mes pieds s’enfoncent dans le sable… »

  • Mardi 12 août 1998, de Naxos à Amorgos en ferry

Ce matin-là, je m’élance plein de courage pour mon second footing. Il fait très beau, mais le fond de l’air est frais. Du camping, je gagne le bord de plage sur la gauche. La mer vient me lécher les baskets de temps en temps, et le bruit des vagues rythme mes foulées.

Derrière moi, j’entends la mer, poussée par les vagues,- le public s’est levé…
Mes pieds s’enfoncent dans le sable, quelqu’un me dépasse,
L’eau salée dans mes yeux, j’peux même pas dire qui c’est…
(Daniel Balavoine)

Au bout de mon échappée, le bord de mer est infesté de windsurfers en camping car. Le retour, meltem pleine face, est long et pénible. Mais l’effort est un vrai plaisir, et la baignade finale en mer un réconfort inégalable !

Après un petit dej’ réparateur, nous nous offrons une petite tranche de plage, sans oublier de régler le camping avant midi, pour éviter de payer un après-midi supplémentaire dans ce camping de babs (« Plaka camping…cool on the beach ! »). Notre départ du camping est rocambolesque : après avoir envisagé diverses solutions pour éviter de passer devant la réception avec nos sacs à dos (les faire passer par dessus le grillage, creuser un tunnel jusqu’à Chora…), nous décidons de faire comme si de rien n’était. Nous devrions être partis depuis midi, il est alors 16h… Nous sommes rappelés à l’ordre alors que nous avons franchi la sortie de vingt mètres. « We have the facture ! », tente d’expliquer David. La vérification de celle-ci n’est qu’une formalité, et nous poursuivons notre route après avoir préservé quelques centaines de drachmes…

Caro propose alors une sieste, et nous nous posons à l’ombre au bord d’un champ. De leur côté, David et Alex partent louer une planche à voile puisque la plage d’Aghia Anna est réputée pour être le paradis des véliplanchistes. Nous nous retrouvons à Chora vers 20h. Alex n’a pas pu faire de planche à voile ( » trop de vent, pas assez, l’eau était trop humide… « ), à son grand regret. Quant à moi, je déniche un cadeau pour mon frère, dont le prix est savamment négocié avec le vendeur, lui même fan de basket et de l’Olympiakos (« I’m crazy about Olympiakos ! »). Caro, elle, après s’être privée de gâteaux apéritifs pendant une semaine, craque pour une boîte de  » Pringles « , qu’on trouve dans chaque mini-market de Grèce…

Nous nous offrons une formule « Cheese-burger » sur le port, le bateau pour Amorgos doit s’élancer vers 23h. En dernière minute, il est annulé et nous devons faire changer nos billets pour embarquer sur le ferry de 23h30. Inconvénient majeur : ce dernier fait escale dans toutes les petites Cyclades, et le voyage promet d’être très long. En fait, il sera très très long…

Ambiance « Boat people »

La traversée dure plus de cinq heures. David et Alex se sont installés au chaud à l’intérieur, tandis que Caro et moi nous bravons les éléments (le vent, les vagues, le froid…) sur le pont extérieur du bateau. Malgré cela, je ne tarde pas à m’endormir mais au bout de trois heures je retrouve Caro frigorifiée et nous rejoignons nos comparses dans le salon. Dès que je m’installe dans le squat intérieur (les gens dorment assis, debout, couchés, sur les sièges, sur les tables, par terre… dans une ambiance très  » Boat people « ), je me rendors… Le bateau tangue pas mal, et Caro et David s’inoculent un Cocculine préventif. Alex pionce…

A l’arrivée à Amorgos, dans le port d’Aigiali, ce sont quatre zombies qui descendent du bateau, en se demandant où ils vont bien pouvoir finir la nuit… Après avoir suivi les autres passagers comme des moutons de Panurge (ils se feront refouler au camping), nous optons pour la première solution envisagée : la plage. Il fait encore nuit, mais l’endroit paraît superbe. Quelques petits villages éclairés sont disséminés dans les montagnes qui entourent le port , le sommeil nous gagne, les étoiles disparaissent…

« « Ça ressemble au Luberon… »

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